L’interview du freelance: Pénélope Bagieu
Grande nouveauté dans Ma voisine millionnaire! Désormais, je vous propose de découvrir les métiers des freelances en leur donnant directement la parole. Cette nouvelle rubrique s’intitule « L’interview du freelance » et sera pour nous l’occasion d’en savoir plus sur des métiers parfois méconnus! Et je suis vraiment très heureuse de vous annoncer que ma première interviewée est la célèbre Pénélope Bagieu, illustratrice et auteur du blog Ma vie est tout à fait fascinante.

Qui est Pénélope Bagieu?
Diplômée des Arts Déco en 2007, elle est illustratrice indépendante depuis l’obtention de son diplôme. Depuis février 2007, elle se raconte dans un blog très drôle, Ma vie est tout à fait fascinante, où elle évoque ses amis, son amour, ses voyages mais aussi… sa vie professionnelle! Comment vit-elle son statut d’indépendant, en quoi consiste son métier? Pénélope a accepté de répondre à mes questions, merci beaucoup!
-En quoi consiste ton métier?
J’illustre des campagnes de pub, des couvertures de livres, des articles dans la presse…
-Depuis quand exerces-tu ta profession et depuis combien de temps es-tu freelance?
J’ai toujours été freelance, et j’ai commencé à travailler en sortant de l’école, en janvier 2007 (pfiou, déjà!)
-Qu’est-ce qui t’a amené à devenir freelance?
Les illustrateurs sont plus ou moins toujours freelance, en fait.
-Quels sont les avantages et les inconvénients de ce statut?
Les avantages : pas de patron, pas de hiérarchie de boulot, l’autogestion, organiser son temps comme on le veut, pouvoir aller chez le médecin en semaine, partir en vacances n’importe quand (euh… en fait non, ça ça marche pas, quand on est freelance on prend jamais de vacances)… Les inconvénients : Eventuellement la solitude, mais moi je suis en atelier avec 5 autres personnes donc ça va. La gestion de tous les à-côtés, ça c’est une vraie plaie, alors je me suis entourée, j’ai un agent, une comptable, un avocat et une attachée de presse ! Chacun son métier.
-Quelles démarches as-tu accomplies?
J’ai pris un numéro de matricule à la Maison des Artistes (c’est obligatoire pour pouvoir facturer). Ça prend environ 3 minutes trente, ça va.
-As-tu dû changer quelque chose dans ta vie (déménagement, location d’un bureau…)?
Oui je loue un atelier avec d’autres gens. j’ai commencé par travailler chez moi toute seule pendant un an, mais je devenais un peu zinzin, je ne voyais aucun être humain de la journée, je travaillais en pyjama et j’étais super saoulante avec mon mec quand il rentrait le soir parce qu’eil était ma seule occasion de discuter… Ça me convient mieux, les pauses café tous ensemble, le partage du papier de l’imprimante et les apéros du vendredi soir !
-Comment prospectes-tu? Utilises-tu les réseaux sociaux ou professionnels?
En général on me propose directement de travailler. Mais au tout début, je me suis fait un book et je suis allée taper aux portes de tous les DA de Paris, à l’ancienne. C’était d’ailleurs très démoralisant, il faut vraiment y croire et s’accrocher.
-Décris une journée de travail ordinaire
Je vais au boulot à pied, j’arrive vers 9h. Après je fais plein de petites modifs sur tous mes boulots en cours, rarement plus d’une heure par boulot, ça permet de ne pas trop s’acharner et s’énerver. Je vis avec une main sur le clavier et l’autre sur le téléphone, parce que le client appelle en moyenne 700 fois par heure pour demander de changer le bleu du ciel ou de modifier un levé de sourcil. A midi je m’arrange pour déjeuner dehors, soit en casant mes rdv avec les journalistes, soit en déjeunant avec une copine. Et puis je reviens travailler l’après-midi. mes briefs et rendez-vous clients, je préfère les caler le matin tôt, comme ça une fois que j’arrive à l’atelier, je bosse d’une traite. Je quitte en général mon ordi vers 21h ou 22h, et une fois arrivée à la maison, j’éteinds mon téléphone, je n’ai pas internet, et interdiction de parler travail.
-Existe-t-il dans ta profession un regroupement de professionnel ou un syndicat pour informer et protéger les professionnels?
La Maison des Artistes offre une aide juridique mais pas énorme. En général quand j’ai un doute je demande à qqn de mon atelier, il y en a toujours au moins un qui sait. Mais globalement, il n’y a pas telleemnt d’arcanes secrètes dans les métiers du graphisme, ce sont plutôt les histoires d’impôts et de TVA qui sont pénibles, mais comme dans toutes les professions indépendantes, j’imagine.
-Aurais-tu des conseils à donner aux indépendants ou à ceux qui souhaitent le devenir?
Il faut être TRES TRES TRES discipliné. C’est vraiment une nature qu’on a ou qu’on a pas. Mais bosser pour soi, et pour le profit de personne d’autre que soi, avec personne d’autre pour se botter le cul, ça demande bcp d’organisation et de volonté. Il faut être prêt à faire l’homme orchestre, et à jongler entre la compta, l’administration et toutes les paperasses. Si on ne travaille pas, on est pas payé, c’est aussi simple que ça. Donc il ne faut pas avoir peur de travailler après dîner et être prêt à dire adieu à ses week ends à glander à la maison quand il y a du boulot.
Ceci étant dit, pour rien au monde je ne me pointerais tous les jours à heure fixe dans un open space pour bosser toute l’année sur le même projet, je m’ennuierais bcp trop.
Cette interview vous a plu? Vous en voulez encore? N’hésitez pas à me contacter si vous faites un métier qui sort de l’ordinaire ou pour proposer de nouvelles questions!
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Comments (7)

L’interview du freelance: Pénélope Bagieu…
Grande nouveauté dans Ma voisine millionnaire! Désormais, je vous propose de découvrir les métiers des freelances en leur donnant directement la parole….
Super interview pour mieux comprendre et connaitre les freelances !
Elle à l’air sympa Pénélope tout comme elle à l’air très professionnelle. Le niveau de discipline et d’organisation est intéressant. C’est une belle performance d’être où elle est en si peu de temps et ce n’est surement pas du hasard.
Pénélope dit quelque chose de très juste sur la discipline de fer qu’il faut s’imposer quand on est freelance, et surtout le manque de relations sociales qui est induit lorsque l’on bosse sur un projet à la maison…Témoignage très intéressant !
Super interview et tellement vrai, c’est tout à fait ça …
Merci à tous pour vos commentaires et bienvenue à Nandoo et John!
Celine, j’aimerai vous proposer quelqu’un du domaine de la santé… mais le lien concernant votre e-mail ne fonctionne pas !
Le domaine concerne la santé.
A très bientôt !
Merci beaucoup Guathier, je vous contacte par e-mail