L’interview du freelance: Sylvaine Pascual, coach relationnel
Les relations humaines ne sont pas toujours évidentes. Gérer son stress non plus. C’est en partant de ces postulats que Sylvaine Pascual a développé son offre de coaching relationnel. On ne peut pas changer les autres, alors pourquoi ne pas essayer d’évoluer soi-même et de voir les choses différemment? De meilleures relations avec les autres, c’est aussi le gage de moins de stress et de plus de sérénité. Sylvaine nous en dit plus sur son métier, un grand merci à toi!
-En quoi consiste ton métier?
Je suis coach relationnel. Mon métier consiste à accompagner les personnes vers des relations (à elles-mêmes et aux autres) apaisées et dénuées de jeu de pouvoir de façon à ce qu’elles soient satisfaisantes et non stressantes. Le coaching relationnel permet aussi d’envisager sereinement et d’être bien outillé face aux situations relationnelles anxiogènes, comme un entretien d’embauche – ou une déclaration d’amour ! J’accompagne aussi des personnes en reconversion professionnelle.
-Depuis quand exerces-tu ta profession et depuis combien de temps es-tu freelance?
J’ai obtenu mon certificat de coaching en 2005. J’ai ensuite exercé à temps partiel, en parallèle avec d’autres activités. Je suis à mon compte, et à plein temps, depuis un an.
-Qu’est-ce qui t’a amené à devenir freelance?
J’ai eu une carrière assez variée, dans la fonction publique et le privé. Je ne voulais plus avoir de comptes à rendre à personne, et surtout pouvoir exercer mon métier exactement comme je l’entends. J’ai travaillé pour une société de formation dont les modules de gestion du stress allaient à l’encontre de mes convictions, et cela n’était plus acceptable pour moi. Le choix de l’indépendance a été une évidence.
-Quels sont les avantages et les inconvénients de ce statut?
Les avantages sont la liberté, l’autonomie, l’indépendance, des valeurs très importantes à mes yeux. Je rajouterais aussi la flexibilité, le choix des horaires, l’absence de transport !
Les inconvénients : la paperasserie et l’isolement et le manque de vacances !
Je palie au premier en déléguant, au second en travaillant en étroite collaboration avec une collègue/amie : nous concevons nos formations ensemble, c’est un vrai plaisir.
Le manque de vacances, c’est plus compliqué, et c’est un objectif personnel pour moi en 2009. Nombreux sont les indépendants qui prennent très peu de vacances (j’ai pris 10 jours sur les deux dernières années) pour être disponibles pour leurs clients et/ou à cause du manque à gagner. Le manque à gagner financier est négligeable en comparaison des bénéfices physiques et psychiques, et les clients sont très compréhensifs !
-Quelles démarches as-tu accomplies?
Aucune, mis à part l’inscription à l’URSSAF (je suis profession libérale)
-As-tu dû changer quelque chose dans ta vie (déménagement, location d’un bureau…)?
J’avais besoin d’un véritable espace de travail, un cabinet dans lequel je puisse recevoir mes clients, j’ai donc aménagé une pièce chez moi à cet effet. Et puis c’était aussi important pour pouvoir différencier l’espace professionnel de mon espace de vie.
-Comment prospectes-tu? Utilises-tu les réseaux sociaux ou professionnels?
Dans mon métier, c’est surtout le bouche à oreille qui fonctionne. Actuellement, les 2/3 de mes clients m’ont été envoyés par des clients précédents. Le tiers restant vient de mon blog.
J’utilise aussi mon blog, pour faire mieux comprendre ce métier, très répandu en entreprise mais encore mal connu et mal perçu du grand public (les émissions de télé estampillées « coaching » n’aident pas !).
Je suis présente sur certains réseaux sociaux comme Viadéo.
-Décris une journée de travail ordinaire
J’en n’en ai pas ! Je suis une indisciplinée notoire qui supporte mal la routine et la contrainte, et je crois beaucoup aux vertus du travail dans le plaisir. J’évite donc de m’imposer des contraintes qui ont tendance à me pousser à la procrastination.
Seules les séances de coaching et les rendez-vous sont établis à l’avance. Pour le reste, il y a des tâches que j’effectue chaque jour, comme travailler sur le blog, préparer les séances et répondre aux mails, cependant le moment où je vais les effectuer dans la journée dépend de l’humeur et de l’envie. Je décide de la suite de ma journée au fur et à mesure en fonction de cela. C’est la clé de mon efficacité personnelle.
-Existe-t-il dans ta profession un regroupement de professionnel ou un syndicat pour informer et protéger les professionnels?
Il existe plusieurs associations dont le but est de promouvoir le coaching.
-Aurais-tu des conseils à donner aux indépendants ou à ceux qui souhaitent le devenir?
En amont de la décision de devenir indépendant, prendre tout le temps d’explorer ce qu’on attend de sa vie professionnelle, ses ressources (et pas seulement financières !), ses besoins, sa capacité à s’investir (en temps, en actions) de façon à déterminer ce qu’on va faire soi-même, ce qu’on peut déléguer, à qui, comment etc., comment on va travailler, bref, à éviter les mauvaises surprises et les déconvenues.
Bref, développer sa connaissance de soi pour établir un mode de vie professionnel qui corresponde vraiment à ce dont on a besoin pour pouvoir fournir les efforts nécessaires à la réussite du projet. Car reconnaissons-le, qu’on ait besoin de discipline ou d’absence de contrainte, ça reste beaucoup de boulot. Mais personnellement, j’en savoure chaque seconde avec une joie immense…
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L’interview du freelance: Sylvaine Pascual, coach relationnel…
Les relations humaines ne sont pas toujours évidentes. Gérer son stress non plus. C’est en partant de ces postulats que Sylvaine Pascual a développé son offre de coaching relationnel. On ne peut pas changer les autres, alors pourquoi ne pas essay…
Interview très intéressante !
Merci beaucoup.
Je pense que dans ce secteur d’activité vous aurez toujours du travail. D’autant plus que le stress y augmente avec la « crise ». C’est d’ailleurs la raison pour laquelle vous avez peu de vacances. Enfin, mieux vaut pas de vacances et du travail que l’inverse n’est ce pas ?