Les motivations du freelance : 3 – L’argent

oeuf_or Troisième billet de cette série sur les motivations des freelances. Aujourd’hui, intéressons à probablement la plus importante de toutes: l’argent. Pourquoi l’argent est-il une motivation et jusqu’à quel point le reste-t-il? C’est ce dont nous allons parler aujourd’hui!

L’argent, vous le savez, c’est le nerf de la guerre. C’est la juste rémunération de notre travail, celle qui nous permettra ensuite de nous acheter, selon les goûts, une maison, de la nourriture, des fringues, du maquillage, des chaussures et ce qui nous fait plaisir. Mais qu’en est-il de l’argent en tant que motivation? Est-ce qu’on l’on travaille réellement POUR obtenir de l’argent?

Pourquoi l’argent est-il une motivation?

N’en déplaise aux râleurs qui diront que ce blog est tenu par quelqu’un de cupide (oui, ça arrive) , je crois que nous sommes nombreux à nous lever pour aller travailler dans le but d’encaisser notre chèque à la fin du mois. Rien n’étant gratuit, tout le monde a besoin d’argent pour se loger, se nourrir et acheter ce dont nous avons besoin.  Cependant, le raisonnement ne s’arrête pas là: si nous avions besoin d’argent dans le seul but de couvrir nos besoins, nous facturerions que le strict minimum. Ce qui nous pousse à étudier sérieusement les prix que l’on pratique, c’est la valeur que l’on attribue à notre travail. L’argent est donc une motivation dans la mesure où c’est le premier moyen de mesurer si l’offre d’un client est intéressante, de vous mesurer à vos concurrents et voir si vous êtes compétitif, et donc de vous offrir ces choses superflues mais tellement importantes!

A quel point est-ce une motivation?

Ce n’est que mon point de vue, mais j’ai l’impression que l’argent n’est pas la motivation principale des freelances. Qu’est-ce qui rapporte de l’argent le plus régulièrement: un CDI ou un statut où l’on ne peut pas être sûr de ce que rapportera le mois suivant? De la même façon, je ne suis pas sûre de devenir riche avec mes traductions (mais travaille-t-on pour être riche?) mais je suis convaincue qu’à long terme je peux en tirer des revenus supérieurs à ce que je gagnerais en tant que salariée.

Cependant, il est très probable que certains métiers soient beaucoup plus rémunérateurs en tant qu’indépendant qu’en tant que salarié, comme cela peut être le cas dans le conseil. Dans ce cas, l’argent peut être l’une des motivations principales. Mais alors, pourquoi n’y a-t-il pas plus de consultants indépendants que de salariés? Parce que l’argent est certes un avantage, mais que tout le monde n’est pas prêt à assumer les inconvénients liés à ce statut, mais tout cela, c’est une autre histoire!

Savoir ce qui vous motive réellement est une décision qui vous appartient, mais gare aux illusions! Essayez toujours de vous représenter les choses de manière réaliste, notamment en demandant conseils à des confrères plus expérimentés!

Débarassez-vous de vos préjugés !

L’argent, ce n’est pas sale, ce n’est pas mal et ce n’est pas honteux. Vous travaillez, vous êtes payés, parfait! Soyez donc fier de ce que vous gagnez. Bien sûr, je ne dis pas qu’il faut en profiter pour dire à qui veut l’entendre son chiffre d’affaires du mois mais si on vous le demande, dites-le la tête haute.

On a parfois tendance à vouloir éviter de parler d’argent. Certaines personnes, par exemple, peuvent être génée lorsqu’un nouveau client leur demande un devis ou leur tarif: est-ce que ça ne va pas être trop cher pour lui? Est-ce qu’il ne va pas vouloir s’adresser à quelqu’un d’autre? Et si je lui proposes un tarif plus bas, c’est moi qui y perds?

Plus tard vient la question de l’augmentation des tarifs: mes clients vont-ils accepter ma hausse de tarifs? Et s’ils refusent? Et s’ils ne travaillent plus avec moi? A cette question-là, je citerai l’une de mes amies, qui a des scrupules à augmenter ses tarifs : « Mais mon comptable les augmente régulièrement et je continue quand même de travailler avec lui ». Comme quoi, si ça marche dans un sens, ça marche dans l’autre aussi non?

Quand on vous demande vos tarifs, difficile de ne pas se mettre à la place du client: vous l’imaginez en furie, en train de se demander quels sont ces prix exorbitants et pour qui vous vous prenez. Ca, c’est le scénario catastrophe. Et si tout simplement il acceptait? Et si tant est qu’il refuse, parlez-en. Cela vous permettra, si ce n’est d’obtenir le contrat, au moins d’avoir les réponses à vos questions et de pouvoir argumenter.

Et vous, faites-vous de l’argent l’une de vos principales sources de motivation?

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Comments (5)

 

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  2. Jean-Philippe dit :

    Oui, je suis d’accord. Très bon article :)

    En plus l’avantage qu’a le freelance par rapport à un salarié, c’est qu’il peut en gagner beaucoup et donc avoir plus de loisirs, une meilleure hygiène de vie, etc… Ceci dit, il faut être prêt à en assumer les risques car il n’y a pas de stabilité.

    Pourtant, le crise économique nous prouve que maintenant il n’y a plus de réelle sécurité de l’emploi. Je pense qu’il vaut mieux se prendre en charge (en auto-entrepreneur par exemple) plutôt que de dépendre du bon vouloir d’une entreprise. ;)

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  3. Bonjour,

    Il est évident que l’on ne travail pas que pour le plaisir. Peu de gens on la chance de prendre plaisir à travailler de toute façon. Alors si on peut gagner plus (ou travailler moins pour le même confort) pourquoi s’en priver ?

    Dans mon ancienne société de 100 personnes, les 2 actionnaires se sont versés 600 000€ de dividendes, soit certainement environ 6000€ sur ma tête (ie. 2 mois de salaire net)

    En passant freelance, ses 6000€ c’est moi qui les touche ou qui prend 2 mois de vacances en plus par an. C’est aAu choix, et justement en étant freelance, on a ce choix.

    En étant freelance, on paye beaucoup moins de charges qu’un salarié. Un salarié paye 100% de charges sur son net, un TNS n’en que paye 30%. Soit par défaut 70% d’augmentation.

    Alors 70% d’augment + 2 mois de salaires en plus ça commence à faire… (100% d’augmentation dans mon cas ! )

    Mais attention ! 100% d’augmentation : oui, mais il faut rajouter les frais de mutuelle (2 fois plus chere), la prévoyance (environ 150€ / mois), placer pour sa retraite car le régime des TNS est faible… et prévoir un éventuel chomage… (pas d’assurance chomage).
    Et aussi payer ses formations… entre 1000€ et 3000€ / an pour rester employable dans mon secteur.
    Et je ne parle pas de l’IR progressif, des aides sociales qui disparaissent.. qui viennent mitiger le sur-gain.

    Tout cela à un coût mais au final on reste quand même largement gagnant.

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  4. Bonjour,
    Je pense que tous les freelances ne sont pas logés à la même enseigne concernant l’argent : un ingénieur en informatique par exemple, est susceptible de travailler sur des missions longues, donc tous les jours, comme en SSII. Dans ce cas, l’argent est, on peut le comprendre, une réelle motivation.
    Dans les métiers de conseil, le tarif journalier peut être élevé mais on intervient souvent ponctuellement, du moins au début, quand on n’a pas un portefeuille client important… donc on peut mettre du temps à devenir riche ;-) Cela dit, je suis d’accord, il ne faut pas avoir honte de ce que l’on gagne, car comme le dit un de mes clients, lui aussi indépendant, « on mange ce qul’e l’on chasse » !

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  5. Laurent dit :

    Bonjour

    Si ce n’est certainement pas la motivation principale, l’argent est important. Comment se faire plaisir sans en gagner ?
    En tout cas si je n’avais pas en tête l’idée de gagner à terme plus d’argent qu’en étant salarié, je retournerai aux 35 heures !

    Allez, je place mon indépendance en premier, et sans aucun doute l’argent en deuxième dans l’ordre de mes motivations.

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