Les freelances doivent-ils craindre la crise?
Depuis le temps qu’on en parle, il fallait bien que je m’y mette aussi. La crise, c’est le sujet qui préoccupe tout le monde depuis plusieurs mois. Ma voisine millionnaire m’en parlait récemment, car autour d’elle, les conversations ne tournent plus qu’autour de cette question. Faut-il craindre la crise? Quelles conséquences pour les freelance? Ma voisine millionnaire vous répond!
La crise, frein ou moteur pour les indépendants?
C’est vrai que la crise économique s’est accompagnée d’un ralentissement de l’activité pour bon nombre d’entreprise. Est-ce pour autant que personne ne travaille? Pas forcément. Les entreprises sont certes plus sélectives sur les tâches qu’elles sous-traitent, mais elles ont toujours besoin de travailler et donc de faire appel à des prestataires. Par conséquent, l’offre de missions est plus restreinte, mais elle existe. Difficile donc de parler d’un frein pour les freelance, même s’il est indéniable qu’il n’y a pas abondance de travail pour tout le monde.
Peut-on parler alors d’un moteur? Dans un certain sens, oui. L’effet de la crise peut amener les freelance à réfléchir sur ce qu’ils font et à repenser leur offre. Si vous avez constaté une baisse de votre activité ou que vous venez de vous lancer mais que les affaires ne prennent pas, n’accablez pas la crise. Les crises économiques sont aussi là pour permettre au marché de se rééquilibrer et d’éliminer certains protagonistes trop opportunistes. C’est par exemple le cas des agences immobilières, dont un grand nombre ont fermé leurs portes. Qui reste alors sur le marché? Les vrais experts, ceux capables de résister car leur offre de service est basée sur de vraies compétences. Qui a fermé? Les agences opportunistes, qui ont profité de la hausse pour s’insérer sur un secteur qu’elles connaissaient un peu puis l’on délaissé au moment de la crise pour rechercher d’autres opportunités. Pour ma voisine, les freelance sont susceptibles de connaître les mêmes effets: les personnes qui offrent une réelle expertise tiendront tête à la crise, quand les opportunistes y laisseront des plumes. N’oublions pas que même dans le contexte actuel, les clients ont besoin de prestations de qualité si eux-mêmes veulent pouvoir travailler.
Comment repenser son activité?
Si vous observez un ralentissement de vos commandes, il est peut-être temps de réfléchir à ce que vous proposez à vos clients. Etes-vous assez spécialisé? Vos prospects comprennent-ils bien votre offre? Faites attention à ne pas trop diversifier votre offre: laisser trop de choix aux clients peut être contre-productif. Analysez vos forces, vos faiblesses et recherchez comment vous démarquer: la crise est l’occasion de faire le point sur vos compétences.
La crise a bon dos
L’avantage d’une crise, c’est qu’on peut tout lui mettre sur le dos et essayer d’en tirer partie. Soyez vigilant! Sous ce prétexte, on essaiera de vous faire baisser vos tarifs ou de vous imposer de nouvelles exigences. Je vous conseille de lire ce post sur le blog de NJATB.
Et vous, comment ressentez-vous la crise?
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Comments (1)

Pour moi, c’est plutôt l’inverse. Ceci dit les clients en plus veulent travailler plus particulièrement sur le stress et/ou la reconversion professionnelle, donc je suppose que tout s’explique!
Ceci dit, je pense que ton conseil est très judicieux: ceux qui mettront à profit cette )ériode de ralentissement général pour repenser leur offre et la rendre plus pertinente, plus évidente, plus affutée prennent une longueur d’avance, et pas seulement pour la reprise.