Les domaines de spécialité en cinq questions
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Quand je me suis établie en tant qu’indépendante, ma voisine et moi avons eu une longue discussion à propos des domaines de spécialité. Ensemble, nous avons étudié mon parcours, mon expérience et mes goûts pour voir lesquels pourraient devenir des domaines de spécialité.
1. Qu’est-ce qu’un domaine de spécialité?
Les domaines de spécialité sont des domaines de prédilection dans lesquels vous préférez travailler/avez plus de connaissances. En traduction, il est assez courant d’être spécialisé, mais cela concerne également d’autres professions, notamment dans l’informatique.
2. Comment choisir ses domaines de spécialité
C’est là que se posent les questions auxquelles ma voisine et moi avons réfléchi. Vos domaines de spécialité sont les thèmes vers lesquels vous allez orienter votre prospection et probablement dans lesquels vous aurez le plus de travail: choisissez-les bien! Ce n’est pas parce que vous avez déjà traduit des manuels sur des machines-outils que vous adorez ça et que vous voulez que cela devienne récurrent! Le plus simple est d’observer les trois aspects suivants:
- votre expérience: stages, emplois occupés, mémoires…
Revenez sur votre parcours et dégagez les thèmes sur lesquels vous avez déjà travaillé en les classant: ceux qui vous plaisent, ceux qui vous plaisent moins mais sur lesquels vous accepteriez de travailler et ceux que vous n’aimez pas.
- vos goûts, vos hobbies, vos passions
Vous pratiquez de l’escalade depuis que vous êtes enfant? Vous suivez de très près la gestion de votre argent et avez acquis de bonnes connaissances en matière d’investissement ou en bourse? Vous êtes passionné de musique classique? Ce que vous faites pendant votre temps libre compte autant que votre activité professionnelle, ne le négligez pas! Là encore, faites le point sur les activités que vous pratiquez ou que vous avez pratiqué et triez celles pour lesquelles vous estimez avoir suffisamment de connaissances pour les utiliser. Même si la cuisine ou les cosmétiques ne vous paraissent pas être un sujet « sérieux », mentionnez-les quand même, ils peuvent intéresser un client potentiel!
- vos proches, votre entourage
Votre conjoint est ingénieur? Votre soeur est scientifique? Mettez-les à contribution! Bon, il n’est pas question de leur faire faire le travail, ni de les solliciter en permanence. Néanmoins, à vous de voir en discutant avec eux si leurs domaines de travail vous intéressent et si vous êtes prêts à en apprendre plus sur le sujet. Je vous donne un exemple concret: mon ami est spécialiste en gestion des processus métier. Depuis le temps qu’il fait ce métier et que nous en discutons, je me suis aperçue que je commençais à avoir quelques connaissances. Le domaine m’intéresse, je me forme seule et il est là pour compléter mes connaissances, vérifier que j’ai compris et relire mon travail. Bien sûr, ce système marche mieux quand la personne est disposée à donner de son temps pour vous aider.
3. Acquérir de nouvelles spécialités
Vos connaissances ne sont pas figées et pour peu que vous soyez curieux, vous apprenez de nouvelles choses tous les jours. Pourquoi ne pas passez à l’autoformation? Un sujet vous intéresse? Renseignez-vous, trouvez des sources et apprenez par vous-même
Si vous voulez en savoir plus, nous reparlerons de l’autoformation mercredi!
4. Suis-je obligé d’avoir des domaines de spécialité? Se spécialiser pour quoi faire?
Là, je vais répondre seulement pour les métiers que je connais, c’est à dire les métiers correlés à la traduction. Rien n’est obligé, chacun est libre de faire ce qui lui plaît. Cependant, comme le dit ma voisine, avoir des domaines de spécialité permet de mieux cerner ce qu’on fait et où on va. Certaines personnes préférent ne pas « limiter » leurs prestations et proposer des traductions dans tous les domaines. Soit, mais êtes-vous sûrs dans ce cas d’être aussi bon sur un texte de chimie, de botanique ou d’informatique?
En vous spécialisant, vous restreignez l’offre de vos prestations, mais les personnes que vous démarcherez ensuite se sentiront plus concernées par votre travail. Montrer à vos prospects que vous connaissez leur métier est un argument de poids, vous ne trouvez pas?
5. En quoi est-ce un avantage?
Non seulement vous gagnerez à vous spécialiser, mais vos clients y trouveront aussi un intérêt. En ne traitant qu’un certain nombre de sujets, vous allez progresser plus vite et accumuler des connaissances qui vous permettront progressivement de faire moins de recherches et donc de traduire plus vite. Cela s’applique également aux autres métiers: au mieux vous connaissez votre sujet, plus vite vous travaillerez! Ensuite, cela vous permettra de travailler sur des sujets qui vous intéressent et que vous appréciez, puisque c’est vous qui les avez sélectionnés, n’est-ce pas agréable de travailler sur des thèmes qui vous plaisent?
Pour vos clients, c’est un argument à la célèbre phrase: « Mais un traducteur/rédacteur/autre métier de votre choix ne connait pas notre métier! ». Et bien si, justement, vous connaissez le métier et vous aurez les éléments nécessaires pour le prouver. Et comme vous connaissez le métier, vous pourrez proposer à votre client des traductions de qualité, adaptées à son métier et les livrer rapidement et sans intervention de sa part. Que demander de plus?
Et vous, avez-vous des domaines de spécialisation?
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Comments (5)

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Pourquoi vous spécialiser? Qu’est-ce que cela va changer dans votre activité? Ma voisine millionnaire répond à cinq questions sur les domaines de spécialité….
Salut Céline,
Je viens de découvrir ton blog. C’est rigolo, moi aussi je suis une Céline traductrice indépendante depuis peu après avoir travaillé en tant que salariée pendant 2 ans. Les thèmes que tu abordes sont les mêmes sur lesquels je m’interroge en ce moment, surtout la prospection de clients directs, vu que je n’ai presque plus de travail depuis début janvier…
Merci pour tes conseils, j’espère pouvoir apporter ma pierre à l’édifice une fois que j’aurai osé sauter du plongeoir…
[...] ici ? Inscrivez-vous au flux RSS. A bientôt!Dans le billet de lundi, je vous ai parlé d’autoformation. Ah, j’en vois au fond qui font la moue: vous êtes [...]
Bienvenue Céline! Heureuse que les conseils de ma voisine te soient utiles, c’est le but!
[...] êtes un lecteur fidèle de ce blog, vous rappelez peut-être du billet que j’ai rédigé sur la spécialisation. Se spécialiser c’est important, surtout quand vous travaillez dans un domaine où la [...]