Freelance & indépendants qui galèrent: 10 solutions!

La semaine dernière, Esprit riche a fait le diagnostic des raisons qui font qu’on peut avoir du mal à démarrer son activité de freelance. Merci à Michaël pour ce billet, ça me donne l’occasion de vous proposer aujourd’hui des solutions à ces problèmes!

1. Vous n’aimez pas vendre

Ca peut se comprendre. Quand on est indépendant, on se lance souvent en pensant que notre expertise est notre argument principal. Le fait est que vos clients ne viendront pas vous voir sur la seule base de votre expertise, à moins que vous soyez le seul en France capable de faire cela, et encore, il faut que cela se sache. Que faire alors? D’abord, intégrez bien le fait que la prospection est une activité sérieuse et intégrante de votre métier. Deux-trois coups de fil ne suffiront pas et il ne faut jamais arrêter de prospecter, même si aujourd’hui vous êtes débordé de commandes.

Que faire si vous voulez quand même être freelance, mais que vous n’aimez pas vendre? On peut apprendre à vendre, mais on ne peut pas apprendre à aimer vendre. Puisqu’il va falloir composer avec cette activité, pourquoi ne pas essayer de réfléchir à ce qui vous gêne? Est-ce le contact téléphonique? Est-ce le fait de parler à des inconnus? Le fait de devoir se mettre en avant? Réfléchissez bien à ce que vous n’aimez pas en particulier et regardez s’iul n’y a pas d’autres points dans lesquels vous seriez meilleur. Essayez également d’en faire un jeu: vendre, c’est un peu comme au théatre, vous endossez un rôle de vendeur qui doit se montrer convaincant :)

2. Vous ne savez pas vendre

La vente, ça s’apprend. Si vous n’en avez jamais fait avant, c’est normal d’hésiter, de bafouiller pour en fin de compte se dire qu’on a pas brillé par notre conviction. Cherchez des missions, ce n’est pas comme chercher un emploi! Choisissez donc le terrain de prospection avec lequel vous êtes le plus à l’aise: rencontres sur des salons, téléphone ou internet. Ensuite, écrivez-vous un script. Oui, comme les télémarketeurs. Il vous servira de guide de conversation et vous permettra de voir que vous n’avez rien oublié. Attention par contre de ne pas vous en servira comme un télémarketeurs: le monologue « Bonjour, Machin de la société Truc, est-ce que vous avez besoin de traductions/de graphismes/de danse? », ça ne marche pas. Mon conseil, ou du moins, ce que je ferais moi-même, c’est de jouer les scènes avec quelqu’un en qui vous avez confiance. Si vous « jouez au prospecteur » avec quelqu’un qui n’arrête pas de détourner le sujet, ce ne sera pas un entraînement efficace. Essayez plusieurs contextes: le client brutal ou agressif, la personne pas trop intéressée, celui qui veut en savoir plus… A vous aussi de trouver votre amorce. L’humour fait vendre, une voix plaisante aussi, n’hésitez pas à utiliser tout ce qui pourrait être un atout.

3. Vous êtes dépendant d’un client

Votre ancien patron vous a laissé vous installer en indépendant et c’est maintenant lui vous fournit une grande partie de votre travail? Super! Mais aujourd’hui, vous sentez bien que votre entreprise manque de dynamisme parce que vous êtes habitué à recevoir régulièrement les mêmes tâches à accomplir et que finalement, vous avez transféré la routine du bureau à la routine chez vous. Pourquoi pas, si c’est bien cette routine que vous voulez. Mais si vous sentez que la dynamique devrait être relancée, alors relancez-là. Profitez de cette quantité de travail assurée pour reprendre la prospection l’esprit tranquille et sélectionner vos projets. Consacrez du temps à rencontrer des gens, qui vous aideront à trouver de nouveaux projets et fixez-vous des défis et de nouveaux objectifs!

4. Vous êtes sous-payé

C’est au bout de quelques mois de pratique que vous commencez à réaliser que vous auriez pu pratiquer des tarifs plus élevés. Parfois, vous vous dites-même « Avec ce que je gagne, je me demande bien pourquoi je me donne du mal »? Cela arrive à tout le monde se tromper, vous pouvez toujours chercher de nouveaux clients et tester une tarification un peu plus élevée. Attention toutefois, il faut pouvoir assumer ses tarifs!

5. Vous n’avez aucune expertise à vendre

Vous avez une profession, mais rien ne vous distingue de vos concurrents. Il est temps de se spécialiser!

6. Vous n’aimez pas vous poser de questions

Vous aimeriez que tout soit simple. On reçoit la commande, on la traite, on reçoit le paiement, on l’encaisse. Pas de prospection, pas de suivi des clients, pas de souci. Peut-être faut-il vous interroger sur les raisons qui vous ont amené à devenir indépendant et commencez à accepter ce que ce mode de travail implique.

7. Vous voulez les avantages du salariat et du fait d’être freelance

Je crois que tout est dit dans la réponse 6 et ici ;)

8. Vous ne planifiez pas vos vacances

Pourtant, freelance rime avec vacances!

9. Vous avez la tête dans le guidon

Faites des pauses et/ou procrastinez!

10. Vous ne réinvestissez pas dans votre activité

Même à l’échelle d’un freelance, vous pouvez investir pour dynamiser votre activité: de nouvelles cartes, une offre de service commandée chez l’imprimeur, un logiciel qui vous permettra de gagner de nouveaux marchés, une formation pour vous tenir informé des nouveautés de votre secteur, regardez autour de vous ce qui vous intéresse et dans lequel vous pouvez investir du temps et/ou de l’argent!

Des suggestions, des commentaires, à vous de partager vos impressions!

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