Et si on élargissait nos horizons?

C’est la crise, cela ne vous a pas échappé? En tant qu’indépendant, comment tirer son épingle du jeu? On a parlé de spécialisation, de tenir tête à la concurrence, de confiance en soi… Tout cela est bien beau, mais finalement, je crois que j’ai trouvé mieux!

Arrêter de sous-utiliser mes langues de travail

Les gens que je rencontre me demandent souvent si je traduis vers l’anglais et l’allemand. Moi, comme un mantra, je leur réponds qu’ « un traducteur ne traduit que vers sa langue maternelle ». Alors que j’ai vécu en Allemagne et que je regarde How I met your mother en VOST! Quel potentiel gâché!

D’ailleurs, il serait temps de rentabiliser ma méthode Assimil en proposant aussi mes services vers l’espagnol.

Désormais, je vais proposer à mes clients des traductions vers l’anglais et vers l’allemand, je suis sûre que je vais pouvoir en gagner de nouveaux!

Les prix, il n’y a que cela de vrai

Quand je vois les prix proposés sur proz, je me dis que je pêche par orgueil. Avec le recul, je commence à penser qu’il serait judicieux de revoir mes prix à la baisse. Finalement, qui fait encore bosser des gens pour 0,10€ le mot? Si je passe à 0,02€ le mot, j’aurais certainement assez de travail pour pouvoir en dégager de quoi vivre.

Des horaires flexibles

Avec tout ce travail, je n’aurai plus le temps de sortir! Du coup, je pense que je pourrais accepter encore plus de projets et travailler le soir et le week-end!

Créer des synergies

Cette annonce a beaucoup tourné sur Internet récemment, vous savez, celle qui proposait un emploi de traducteur et de femme de ménage en même temps. La voilà l’idée! Finalement, je fais déjà le ménage chez moi, je pourrais le proposer aux entreprises parisiennes, il y en a forcément qui cherchent des heures de ménage sur Paris et si jamais ils veulent ouvrir leur marché à l Allemagne ou l´Angleterre, ils sauront à qui s´adresser !Après tout, le ménage et la traduction sont des métiers que n’importe qui peut faire, il suffit d’un chiffon d’un côté et d’un ordinateur de l’autre. Je pourrais aussi leur proposer un test de ménage pour qu’ils puissent tester la qualité.

Et vous, comment résistez-vous à la crise?

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Comments (7)

 

  1. Sabine dit :

    Mais oui, vous pèchez par orgueil. Mox facture 2 centimes d’euro par mot, et voyez comment ça lui réussit :
    http://mox.ingenierotraductor.com/2009/05/lena-mox-visual-acuity.html
    Ce n’est pas comme si la traduction était un métier spécialisé, qui requérait une formation ou des compétences particulières. Et puis une fois qu’on a fini ses études, pas besoin de se maintenir informée de l’évolution de ses secteurs d’activité et de ses langues de travail ; les langues, mais ça n’a pas évolué depuis combien de temps ? Depuis le 17ème siècle ?

    RépondreRépondre
  2. Résister à la crise, c’est dur… l’autre jour, une cliente potentielle m’appelle, on parle reconversion professionnelle, je la questionne un peu sur sa situation, on parle du type d’accompagnement dont elle aurait besoin et hop, tout de go, sans prévenir, elle me demande si mes prestations sont payantes.
    Moi aussi je vais me mettre au ménage. Au coaching ménage;)

    RépondreRépondre
  3. Emmanuel dit :

    Chère voisine millionnaire,
    j’ai bien failli y croire.
    voilà un bon poisson d’avril.

    RépondreRépondre
  4. Céline dit :

    Bravo Sabine, Sylvaine et Emmanuel, vous n’êtes pas tombés dans le piège!

    RépondreRépondre
  5. Sabine dit :

    Il faut dire que vous et votre ami avez frappé fort pour le poisson d’avril.

    RépondreRépondre
  6. Patrice dit :

    je ne suis pas du tout de la partie mais…

    « un traducteur ne traduit que vers sa langue maternelle ».

    un traducteur doit j’imagine avoir deux (au moins) savoir-faire :
    - connaitre les techniques du métier
    - savoir traduire d’une langue vers sa langue maternelle

    si le second point à une valeur certaine que paye « cher » le client dans le cadre de la mantra, le 1er en a certainement aussi. Quelle est elle ? Quelque chose entre 0 et 0,02€/mot.

    Pourquoi n’y aurait il pas une offre « low cost », parallèle de l’offre « mantra », qui ferait payer plein pot la technique et traduirai dans un autre langage pour pas cher ? Ca reste une logique « métier » alors que l’offre « technicien de surface » n’a rien à voir avec votre business

    charge au client de choisir ce qu’il veut en terme de qualité et de prix…

    RépondreRépondre
  7. Sabine dit :

    Au fait, si vous souhaitez toujours élargir vos compétences, pour rester dans l’esprit :
    http://translationmusings.com/2010/04/06/subject-fwd-fw-experianced-linguist-ready-to-work/
    Pour répondre à Patrice, tout dépend de votre positionnement. Si vous vendez vos prestations en arguant d’une grande qualité, comment rester crédible en proposant un service de qualité moindre ? Pourquoi se dévaloriser soi-même ? Cela reviendrait à envoyer le message que « le travail rendu contiendra peut-être des barbarismes et des fautes d’orthographe qui vous nuiront plus qu’à moi, tant pis pour vous, moi je m’en fiche. »
    Proposer différents tarifs, c’est possible quand on inclut par exemple le coût de la relecture (confiée à un relecteur indépendant) dans un forfait. Ou bien si l’on prend en compte les délais et la technicité du texte.

    RépondreRépondre

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