Arrêtez de vous trouver des excuses!

Vous ne voyez pas ce que je veux dire? Pourtant, nous le faisons tous et souvent, y compris moi ! D’ailleurs, c’est à la suite d’une de ces « excuses » que Ma voisine millionnaire et moi avons eu l’occasion d’aborder cette question.

Les mauvaises excuses, c’est celles qu’on cherche pour ne pas faire quelque chose. Vous savez, quand on se dit: « J’aimerais bien faire ceci, mais… » et que là, on trouve toujours la bonne raison de ne pas le faire: « C’est la crise/j’ai pas le temps/j’ai piscine… ».

Pourtant, une mauvaise excuse s’accompagne aussi d’un sentiment de culpabilité, parce que ce que vous avez envie de faire, vous le voulez vraiment! Mais alors, qu’est-ce qui vous pousse à chercher toutes les excuses du monde?

Pour Ma voisine, c’est évident: c’est la peur. On a envie de se lancer dans quelque chose de nouveau, mais comme c’est nouveau, justement, on ne sait pas, on tâtonne, on recule. Et là reviennent les questions habituelles: et si je me trompais? Et si je n’y arrive pas?

Ce genre de questions est tout à fait naturel, mais finit par vous empêcher d’agir et peut-être même, à long terme, de vous faire renoncer à un projet qui aurait pu bien fonctionner. Dommage, non?

Ma voisine et moi avons réfléchi à des solutions pour éviter ces fausses excuses qui nous empêchent d’avancer, ça vous intéresse?

Définissez vos attentes et vos objectifs

Ce qui nous bloque souvent, c’est le fait de vouloir faire quelque chose sans vraiment savoir où on va. C’est pour cela qu’il est important d’écrire ses objectifs et ses attentes. Un exemple: je souhaite proposer à mes clients un nouveau service, la rédaction. J’aime écrire et vous êtes nombreux à apprécier mon style, j’aimerai donc développer cette compétence sur le plan professionnel. Mes objectifs et attentes sont les suivants: avoir plus de clients en rédaction et développer les services proposés dans ce domaine.

Définissez la façon dont vous allez vous y prendre

Qui dois-je contacter? Que dire? Que faire? Ce sont des questions que l’on se pose mais auxquelles on n’a pas forcément de réponses. Et si vous mettiez tout cela sur papier? Ecrire ses idées, ça peut paraître inutile mais souvent, ça permet de mieux cerner ses pensées. A vous de noter les organismes à contacter, les professionnels à interroger, les clients potentiels. Pensez également à ce que vous allez dire, cela vous évitera peut-être les moments d’hésitation et de bafouillements au téléphone!

Fixez-vous un cadre rassurant

Si possible, essayez de vous fixer des garde-fous et de ne pas vous lancer totalement dans quelque chose de nouveau. Les débuts sont parfois difficiles ou longs à se mettre en place, si l’argent doit en plus être source d’inquiétude, vous risquez de baisser les bras rapidement. En sachant que vous pouvez compter sur un conjoint/une autre source de revenu/quelque chose, cela vous permettra de vous lancer sereinement.

Ainsi, dans mon activité de rédaction, je limite les risques: je continue à traduire, ce qui me permet d’avoir une activité. S’il me faut du temps avant d’avoir mon premier projet rédactionnel, j’ai toujours du travail et des revenus.

Anticipez!

Si votre projet est lié à une décision extérieure, prévoyez un scénario de rechange. Si vous attendez un financement spécial, un prêt ou la validation du projet par un organisme spécial, soyez prêt à réagir en cas de refus. Vous allez peut-être entendre souvent les mêmes questions, de la part de votre entourage, de votre banque ou de vos prospects: essayez de prévoir ces questions et de prévoir les réponses.

Chose importante, apprenez à expliquer votre projet de manière claire et simple. Pouvoir expliquer son projet simplement, c’est aussi une façon pour vous de vous assurer de sa clareté et de sa simplicité: les explications alambiquées et vagues ne sont jamais bon signe!

Faites-vous assister!

Que vous ayez peur, c’est normal. Dans ce cas, cherchez un mentor ou un parrain qui est également passé par là et qui saura vous guider et vous conseiller. Ainsi, vous pourrez non seulement confier vos peurs et vos impressions à quelqu’un qui sait ce que vous vivez, mais vous pourrez aussi lui rendre des comptes, vous obligeant ainsi à aller de l’avant et à être actif et efficace.

Depuis que j’essaie de ne plus chercher de fausses excuses, j’entreprends plus pour développer mon activité, et vous?

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Comments (10)

 

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  2. www.fuzz.fr dit :

    Arrêtez de vous trouver des excuses!…

    Vous ne voyez pas ce que je veux dire? Pourtant, nous le faisons tous et souvent, y compris moi ! D’ailleurs, c’est à la suite d’une de ces “excuses” que Ma voisine millionnaire et moi avons eu l’occasion d’aborder cette question….

  3. Karine dit :

    Bonjour Céline,
    C’est marrantles hasards de la vie. Je suis sûre que j’ai une bonne étoile. Ca fait déjà quelques jours que je sentais que ça ne tournait pas rond dans mon projet et finalement je sais pourquoi ; je suis remplie de doutes, de peurs qui me conduisent à de fausses excuses qui m’empêchent d’avancer. Je l’ai bien compris aujourd’hui, d’abord par mon horoscope qui me parlen de doutes justement qui ne conduisent pas à des résultats (le fameux « je voudrais bien…mais je ne peux pas ! ») et par ton billet que je lis ce matin sur les fausses excuses. Si ça ce ne sont pas des signes qui devraient me pousser à réagir… Alors merci, un grand merci…je vais réagir !

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  4. Céline dit :

    Bonjour Karine, bienvenue sur ce blog!
    Je suis ravie que mon billet te soit utile et te motive pour agir! Si tu as conscience de tes peurs, une bonne idée peut être aussi de les lister et de trouver des arguments pour les parer.
    Ainsi, tu pourras te rassurer et avancer sereinement!

    Bonne continuation!

    Céline

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  5. flo dit :

    Un truc me gène, dans votre démarche de « rédaction », pourquoi en faire absolument un but professionnel, pourquoi prévoir à tout prix des échéances, trouver des « clients » ? Pourquoi pas une simple activité artistique, qui serait pour le coup un vrai développement personnel.
    Il me semble très angoissant de tout ramener à l’argent, de tout calculer par rapport à des relations sociales, etc.
    A quand un article normal, où l’on nous conseillerez de faire ce qu’on veut sans penser au fric et à son prochain. Un truc de la vraie vie, simple, et sans « vision de carrière ».
    Ou alors j’ai rien compris.

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  6. Céline dit :

    Bonjour Flo,

    Ce blog a pour but de conseiller les gens qui veulent se lancer ou qui sont indépendants. Je parle donc essentiellement de vie professionnelle, comment travailler mieux, comment travailler différemment, proposer de nouvelles compétences… C’est ma démarche avec l’écriture: j’écris ce blog par passion, je ne suis pas payée pour le faire et je prends du temps sur mon temps libre pour le faire. Cependant, puisque l’écriture est véritablement une passion pour moi et que beaucoup de mes lecteurs apprécient mon style, pourquoi ne pas en faire une compétence professionnelle? Si je peux proposer à mes clients des services dans lesquels je m’épanouie, j’en profite doublement!
    Enfin, si cela peut vous rassurer, je ne suis pas une machine: je fais beaucoup d’activité de loisirs, dont je ne compte pas faire une activité professionnelle. Je ne pense pas qu’au fric, mais dans un blog qui parle de vie professionnelle, le sujet me semble incontournable.
    Merci pour votre commentaire, il sera l’occasion pour moi de faire un article plus détaillé lundi prochain sur cette question!

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  7. Sylvaine dit :

    Bonjour Céline,
    De tels articles sur les mauvaises excuses sont salutaires!
    Je te rejoins, les fausses excuses face à un projet qui nous tient à coeur renvoient souvent à la peur, comme tu le mentionnes, et fonctionner en mode objectif/étapes, de prendre en compte les ressources dont nous disponsons et dont nous allons avoir besoin en route est rassurant.
    Est-ce toujours suffisant? Il peut être intéressant d’aller explorer ce qui nous effraie, exactement, car certaines craintes sont suffisamment paralysantes pour nécessiter un petit travail (explorer et combler les besoins qui lui correspondent) en amont, de façon à éviter qu’elles finissent par avoir raison du projet.
    Autant je suis tout à fait d’accord avec l’utilité de partager avec quelqu’un qui comprend ce que nous traversons, et peut donc faire preuve d’une empathie réconfortante; autant je ne suis pas convaincue que cela suffise toujours à se débarrasser de la peur (et celle-ci peut d’ailleurs nous faire commettre des erreurs)
    Une belle journée à toi et ta voisine ;)

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  8. Sarssipius dit :

    Très sympa l’article… Quand on est en free comme ça, cela fait toujours du bien de tomber sur un article qui finalement nous montre que nous sommes tous plus ou moins soumis aux même fluctuations… Salutaire comme dit le commentaire juste au-dessus…

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  9. Céline dit :

    Merci pour ce commentaire Sylvaine!
    Tout dépend du niveau de peur. De véritables angoisses profondes ne seront pas résolues par l’empathie d’un ami, mais dans ce cas-là, peut-être faut-il aussi s’interroger sur sa capacité à entreprendre. Si les peurs sont importantes, peut-être est-ce l’instinct qui parle pour dire de ne pas se lancer.
    Cela dit quand on se cherche des fausses excuses, je crois qu’il s’agit plutôt de craintes superficielles :)

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  10. Céline dit :

    Sarssipius, merci pour ce commentaire et bienvenue!

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